C'est une association qui regroupe dans toute la Bretagne et plus loin, écrivains, peintres, sculpteurs, plasticiens, céramistes, et ceux qui veulent les soutenir pour présenter leurs oeuvres et leurs textes dans nos 2 langues.
L'Académie a demandé à un certain nombre de traducteurs confirmés de bien vouloir participer tout au long de l'année à ce travail. Des écrivains connus, comme Naig Rozmor, Per le Bihan, A. Renault, J.P. Kermarrec ont apporté leur soutien dès l'abord. Plusieurs poètes ont accepté de travailler avec les peintres ou les sculpteurs, ce qui donne une coloration spécifique à l'Académie. Le Prix d'Harmonie entre le texte et l'oeuvre d'Art est remis par un Jury comprenant un artiste, 2 écrivains, un de chaque langue, une personnalité de Guerlesquin, et une autre en charge d’un Centre Culturel, ou d’un journal.
Le bilinguisme est, en Art, comme en musique, SOURCE DE CREATIVITE, parce que source d'Identité. C'est aussi une formidable ouverture sur le monde donnant le "tonus " mental qui permet d'apprendre beaucoup d'autres langues.
PRESENTATION
La rencontre des artistes et des écrivains autour de l’idée du bilinguisme
L’ Académie du Taureau a été créée, en 1997, afin de rassembler artistes et écrivains autour de l’idée du bilinguisme français-breton. Très vite est apparue l’idée d’un salon bilingue Poésie-Arts Plastiques , de très haute tenue pour en souligner l’aspect culturel. Il s’agit de placer des textes poétiques, dans les 2 langues, auprès des œuvres d’Art, en accord ou en écho.
Ce genre de Salon est à notre connaissance, une rareté, parce qu’il demande aux artistes de trouver un texte, et parce qu’il demande aux organisateurs beaucoup de travail : aide aux artistes pour trouver un traducteur bénévole, traduction de la carte d’invitation, de l’affiche, du catalogue, et du futur Annuaire : tout texte écrit est bilingue.
Addition des cultures
Notre travail a également un but pédagogique envers les artistes et les écrivains : nous les aidons à se rencontrer et à découvrir que défendre l’art et la création est leur but commun, au-delà des différences de langue d’expression. Il aide ceux qui l’ont perdue à se réapproprier leur culture ancienne. C’est pourquoi nous avons beaucoup d’invités, pour toucher un grand nombre d’entre eux.
Par notre impact sur la communauté britannique vivant en Bretagne, nous prouvons une fois de plus que loin de nous enfermer, l’enracinement dans la culture ancienne du pays nous ouvre un contact avec toutes les autres cultures ouvertes, elles-mêmes bilingues.
De nombreuses classes d’enfants ont la possibilité de venir voir l’exposition en semaine, et ne peuvent qu’être encouragés à lire et apprécier la poésier de langue française, apprendre le breton, et les autres langues qui sont présentes. (10 langues en l’an 2000, cette année le cornique, l’anglais et un texte en allemand).
De nombreuses personnalités culturelles et politiques viennent de toute la région, et des îles britanniques pour le vernissage (Cornwall Woodcarvers, cette année). Les journaux mensuels régionaux et locaux, télévisions et radios régionales suivent notre travail depuis 4 ans. Peu à peu s’organise autour du Salon, un mini festival de conférences et une soirée poésie-musique (tour à tour lecture de poèmes, en plusieurs langues, souvet par les auteurs eux-mêmes et musique par un groupe connu) qui soulignent le caractère culturel du Salon, et relancent l’intérêt des médias.
Le but ultime est de prouver par la beauté plastique de ce salon que loin de se nuire, nos 2 cultures en s’additionnant créent un espace de liberté et de création propice à laculture humaine. A la fois, défense de la langue bretonne, défense de la poésie, défense de l’art, c’est à dire, en fait : défense du droit à l’expression.