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Guimaëc est une paroisse primitive datant du haut moyen âge. Ses voisines, Lanmeur et Locquirec, se sont formées à ses dépends. Son nom actuel pris au XIVème siècle, signifie bourg de Saint MAEC (moine évangéliste itinérant disciple de Saint Samson au VIème siècle). Elle est rattachée au département en 1791.

La commune s'étend sur environ 1800 hectares. Formée de 11 frairies, elle abrite au XVème siècle 19 maisons nobles et de nombreuses chapelles.

Les archives en mentionnent sept dont certaines privées : en 1918, il n'en reste que 4 en bon état, leurs vestiges ont été en grande partie pillés mais de nombreuses statues sont toujours visibles en l'église Saint Pierre du bourg.

En 1954, Monseigneur Fauvel, alors évêque de Quimper, décide le rattachement de la chapelle de Lézingar à la paroisse.

- Chapel Sant Roch
- Chapel Sant Sebastien
- Chapel Santez Rosa
- Chapel Sant Paol
- Chapel Krist
- Chapel Nevez
- Chapel Sant Ingar
- Chapel Itron Varia Joaou

Désaffectée au début du siècle, elle est situé face à l'église paroissiale où, après avoir servi d'école jusqu'en 1964, elle abrite actuellement la Mairie.

Il s'agit d'un bâtiment très simple de forme rectangulaire et dont aucun élément religieux ne subsiste.

Chapel domestique du manoir de Kerven en ruines au début du siècle et reconstruite en 1906, les pierres de la chapelle ruinée de sant Melar furent utilisées lors des travaux de remise en l'état à la demande de M. de Bergevin Maire de Guimaëc et propriétaire du Manoir.

Construite à 80m d'altitude face à la mer, dont elle essuie toutes les tempêtes, la chapelle est privée. Il ne reste que quelques ruines. Elle est interdite au culte par le propriétaire des lieux depuis 1947, date du dernier pardon (le premier dimanche après la ste Anne).

A l'origine, du temps des seigneurs de Kervegen, le jour du pardon, les fermiers de Kerbaul, de Keroriou et des alentours payaient une dîme comme en témoigne un aveu du recteur en 1702.

"Le dimanche que se trouve le pardon de sainte Rose, au vis de la chapelle appartenant au dit seigneur, à l'isseu des vespres du dit jour, de représenter plein une brassée de cordes de pois en gousses pour y être en l'endroit brulez ou à défaut de ce faire, payer à la dite seigneurerie soixante solz d'amende."

Elle se trouve près de la mer dans le vallon de Traou Stang.

Depuis longtemps en ruine, faute d'entretien, la croix du placître brisée, elle a été sauvagement pillée.

En 1913, pierre et voûtes de porte ont servi à la construction du monument aux morts de la commune. Dépendance des seigneurs de Penarprat au XVIIIème siècle, elle était en forme d'équerre dont l'aile se terminait par un arrondi.

Dessin de la Chapelle Sant Paol

Photo de la Chapelle Sant Paol

Photo de la Chapelle Sant Paol

Photo de la Chapelle Sant Paol

Datée du XVIème siècle comme en témoignent, les inscriptions, il s'agit ici de la plus grande des Chapelles paroissiales. Elle est bâtie sur un tertre mûré, le placître est protégé par de grands arbres. De forme rectangulaire avec une chapelle en "L" côté midi, son architecture est de style flamboyant comme le montrent les cartes postales de l'époque. Elle se trouve sur le trajet des Côtes d'Armor. Le Diben et les pèlerins qui se rendent au pardon de Saint Jean du Doigt s'y arrêtent pour prier. Les maisons nobles du voisinage, Pennanech et Mez ar bes, y ont leur blason.

Photo de la chapelle de Christ

Le chœur est entouré d'une clôture de bois à colonnettes tournées comme on peut en voir à la chapelle notre dame des joies, il n'en reste rien. En fait, la détérioration de la chapelle Krist commence dès l'année 1946 où les vitres brisées sont remplacées puis brisées une deuxième fois ; les grands feuillus, magnifique rideau d'arbres protégeant la chapelle, sont abattus en 1947.

Ouverte à tous les vents, sans protection, ardoises et murs se détériorent très vite et s'écroulent en grande partie en 1958 et 1959. Sans la moindre décision qui permette de remettre rapidement hors d'eau ce chef-d'œuvre l'ensemble ressemble rapidement à une ruine. En accord avec l'évêché et les beaux-arts les moines de l'abbaye de Landevennec emportent les dalles et un autel de pierre, puis le vandalisme commence.

Photo de la Chapelle de Christ

Depuis, certains étés, des troupes de scouts sont venus débroussailler et ces travaux de nettoyage, plus importants en 1998, ont sensibilisé quelques habitants des environs.

Une association est créée mais nul ne peut et ne pourra reconstruire la chapelle. Ce chef d'œuvre par trop amputé qui était pourtant inscrit au budget annexe des monuments historiques depuis 1932. Durant le pardon qui se tenait à la mi septembre, le dernier s'est déroulé en 1947, les pèlerins offraient 50 livres de grains de la dernière moisson ou leur équivalent en argent qu'ils déposaient sur un autel de pierre.

Photo de la Chapelle de Christ

En partie détruite avant 1880 elle est rasée en 1903. Avec sa nef, son transept et son abside à trois pans c'est la plus récente de la paroisse. Une partie des pierres de construction a été vendue, d'autres encore ont servi à réparer le mur sud de l'église paroissiale. Tout près, il existe toujours une fontaine et dans le prolongement, une piscine compartimentée en plusieurs bacs peu profonds où étaient plongés les enfants de santé fragile. Le pardon de la chapelle était célébré au mois de mai.

Photo de la Chapelle Nevez

Chapelle simple rectangulaire datant du XVIème. Le Saint patron INGAR serait également un moine évangéliste. Lors du pardon les cultivateurs apportaient des offrandes en nature : blé et orge par 25 kilos. Le pardon a lieu au mois de juillet.

Construite aux temps des croisades, témoin cette date de 1499 gravée dans la pierre, selon la tradition la chapelle a été bâtie à la demande des deux frères de la maison de Trémédern pour remercier la Vierge de leur avoir épargné un duel fratricide. Plusieurs fois restaurée aux XVIème et XVIIIème siècles, elle a été classée monument historique en 1916 avec une partie de son mobilier.

Ancienne photo

Des travaux de remise en état du Chancel et de certaines peintures ont encore été effectués récemment en liaison avec les monuments historiques. Le pardon, suivi par de nombreux pèlerins des environs, est célébré l'après-midi du 1er dimanche de septembre ; un goûter champêtre et un jeu de galoches prolongent la cérémonie. Deux fois par semaine, des visites commentées de la chapelle sont organisées l'été.

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